dimanche 18 mai 2008

huuuuummmmm !

je reviens d'une soirée avec très peu d'alcool dans le sang, une soirée où l'on danse, où l'on peut faire les fous avec des gens que l'on connaît de près ou de loin. c'est vraiment bien. et aussi, l'amour hier comme jamais avec ses lèvres partout sur la peau, avant, pendant, après et toute la journée d'aujourd'hui encore, les chuchotements dans la pénombre, ses tu m'as un petit peu manqué dit du bout des lèvres qui voulaient dire bien plus, et ce matin sous la douche, sur la fenêtre embuée, le i love you / i love him, son boxer sur mes hanches, ses chaussettes à mes pieds, son je t'aime au téléphone la veille, mon je t'aime en sms, mon je t'aime dans l'oreille et le sien dans le creux de la mienne, tout ça c'était très doux. surtout après ma journée du vendredi, une guirl*nde à faire sur qua*k. même chaperonnée, j'ai galéré. après le coup d'éclat - et de chance - du mercredi, j'avais cru un moment pouvoir m'en sortir et clore tout ça avant dix-huit heures comme demandé. mais non. heureusement, mes collègues sont des anges, heureusement, je suis un peu excusée. matth*eu s'est chargé de finir avec son coude dans le plâtre et à dix-neuf heures j'étais partie, le coeur gros comme une patate.
là, je n'ai plus de jambes, j'ai mal derrière le genou droit depuis quelques heures, me lever même pour un grand verre de coca est dur. c'est ça de n'avoir plus vraiment dansé - dansé, pas se dandiner comme une potiche sur ses deux pieds les bras ballants comme beaucoup savent le faire en osant parfois un houhou en rythme perdu dans la masse - depuis plus d'un an. christ*phe est toujours sans copine, il est touché par l'affreuse malédiction du je suis l'ami des filles. g. est toujours un lover. et sans rire, quand eux ils dansent la tecktonik, sans slim et sans coupe mulet, c'est la classe. je le jure.

mardi 13 mai 2008

sourire.

la déprime d'hier est à mille années lumières de moi. si je ne m'étais pas relue, j'aurai cru à un cauchemar. b. m'a mis une sacré claque - au figuré, pas dans la figure, ahem -, b. est un mystère, j'aime le mystère, j'aime b. ça c'est dit. aujourd'hui, j'ai fait de la créa pendant toute la journée, enfin j'ai en tout cas bien tripoté la souris et la pomme. je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer une minute et mes chefs quand ils ne jurent pas, ni ne racontent des blagues salaces me paient gentiment le restaurant et disent des trucs comme on se boit un drink ce soir ? ce drink, je l'attendais. trois jours que j'étais là et pas encore un seul mot absurde de commeux du type léché, ou frais et voilà, servi sur un plateau : drink. alleluia, j'en souris encore.

lundi 12 mai 2008

juste une impression, à peine une sensation.

cette impression de ne rien valoir, elle ne dure que quelques heures mais toujours quelques heures de trop. on voudrait s'allonger, on voudrait vomir, on voudrait se faire du mal qu'on y arriverait pas tellement le courage nous manque, on ne s'improvise pas fille mal dans sa peau en une soirée, ni en deux, ni en trois. j'ai mis un pied dans le lit mais j'ai rejeté la couette, puis le coussin, me rappelant qu'il n'y avait pas que la mienne d'odeur là-dessus. en tailleur, la tête sur le matelas et les bras allongés comme une imbécile, je me suis imaginée mille scénarios plus ou moins catastrophe : ce que cela aurait été si je n'avais pas fondu devant son sourire, le matin au réveil, ce que cela pourrait être s'il m'avouait que les cartes avaient dit vrai lorsqu'elles avaient parlé d'une fille aux cheveux bruns qui n'est évidemment pas moi, du chaud que cela me ferait au coeur si juste une fois il se retournait quand je pars ou s'il me disait ce qu'il ne m'a plus dit de lui-même et de vive voix depuis un mois ; ce que j'aimerai ressentir, ce n'est finalement pas toute l'affection qu'il a pour moi, c'est la douleur même minuscule que peut lui causer mon absence. c'est différent. je ne veux pas être une personne qui compte, je veux être quelqu'un d'indispensable. bien sûr, ce souhait, ce rêve ou plutôt ce caprice de grande fille, je sais que je peux le ravaler. je préférais d'ailleurs quand c'était pour une barbie, les crises passaient bien plus vite : des chouinements, la menace d'une claque ou la poupée achetée et c'était fini. quoiqu'il en soit, j'ai pas envie de travailler. pas que j'en ai plus eu envie depuis des semaines, des semaines et des semaines, seulement, comme il le dit, le sait mais le fait si mal, les filles ont besoin de quelqu'un pour les soutenir et là, j'ai juste l'impression que rien ni personne ne me soutient vraiment.

dimanche 11 mai 2008

le jour où je saurais, alors..

il y a deux choses que je déteste - parmi d'autres : c'est être en position de faiblesse ou en position de force. l'un respectivement me rend triste, l'autre m'ennuie. je ne sais pas ce que je veux, ou si, je ne le sais que trop bien : je veux tout, je veux l'attente, le manque, mais dilués de la même façon pour moi et l'autre, qu'importe l'autre ; je veux la tendresse, les mots gentils, mais pas trop.
il est vingt-deux heures vingt-quatre. alors qu'il y a deux jours je priais les mains jointes de ne pas avoir r. en pot de colle, j'aimerai maintenant qu'il arrête de flirter avec cette autre fille, avec n'importe quelle autre fille d'ailleurs surtout après m'avoir dit que j'étais toute mignonne quand.. ça m'exaspère. au même moment, b. est encore plongé tout entier dans sa mission consolation et je prie trois fois plus fort que ce ne soit pas la maudite i. qui soit la princesse larguée. et tout cela me donne légèrement la nausée.

edit / 23:20bingo ! c'était elle. une heure trente au téléphone et elle n'est pas encore seule. c'est du gâchis. et je me rends bien compte de la peste que je suis - mais que je me défie de ne pas montrer tant bien que mal.

mercredi 7 mai 2008

ça, c'est la commeuh.

mis à part mes traditionnels problèmes de retard de taff, une montée de fièvre survenue en plein milieu de l'après-midi d'hier et mes horaires 10h-19h30 / 20h, tout va bien ou presque. depuis lundi, je n'ai fait qu'un story-board et collé / découpé des planches. j'attends de récupérer un mac, qu'on m'installe les softs et qu'on me briefe sur je-ne-sais-pas-encore-quoi. cependant, j'ai un bureau, internet, mon vendredi, un quartier agréable dans lequel se balader et des collègues plutôt sympas avec de bons goûts musicaux. une surprise : je ne pensais pas que ce pouvait être aussi long et difficile de faire des couvertures de magazine type femme actuelle.. et plus j'y réfléchis, plus je me dis que le domaine que je préfère est sans doute l'édition - vient ensuite le graphisme puis la pub - car c'est celui dont les travaux m'ennuient le moins à regarder et à faire.

lundi 5 mai 2008

je sais que tu sais.

j'aurai voulu qu'il m'annonce des nouvelles qui le concerne, qu'il ne suive pas trois discussions en même temps en essayant de me rapporter les discussions de sa., qu'il m'écoute un peu plus, qu'il ait plus de temps. j'aurai aimé ne pas pleurer quand j'ai raccroché le téléphone, même après qu'il m'ait dit qu'il m'aimait. ça ne fait pas tout de s'aimer, ça ne fait plus tout.

dimanche 4 mai 2008

à croire que.

j'en suis arrivée à cette conclusion : il faut que j'arrête de faire foirer tout ce que j'entreprends, je ne peux pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. à croire que je fais tout pour ne pas être heureuse. je me dégoûte et je me sens étrangement seule. et manger, c'est formidable. c'est sans conséquence, ça m'occupe et ça m'empêche de trop penser. je vais donc me réenfiler un bol de muesli.

samedi 3 mai 2008

égarée.

je suis paumée. quand cette nuit au téléphone, r. m'a dit : t'es paumée en ce moment, je me suis braquée, non, tout va bien, je gère. tout à l'heure, tous les deux dans le lit, je n'ai pas pu m'empêcher de le murmurer ce je suis paumée. entre moi et au. qui nous tournons autour depuis trop de mois, r. qui s'avère être un.. amant (!) et b., mon amoureux, le seul, le vrai, ouais, on peut dire que je m'égare.

jeudi 1 mai 2008

lassitude de dix-neuf heures vingt.

depuis mardi matin, je crois en la cartomancie. j'ai mon stage et ce depuis mardi justement ; en cinq minutes c'était bouclé : tickets resto, quatre-cent euros parce que je vais travailler - beaucoup, en tant qu'ad si j'ai bien saisi, stagiaire ou pas stagiaire, [je serai] plongée dans le bain tout de suite, je vais gérer / suivre certains projets seule du début à la fin. deux mois dans une boîte qui fait des trucs moyennement jolis, mais j'ai vu une annonce-presse sympa sur leur site, alors je croise les doigts pour ne pas uniquement faire des retouches type objet détouré avec ombre portée ou logo / picto en relief sous photosh*p. pour mon prochain stage, je retenterai les agences que je veux réellement, en avance cette fois-ci. je suis un peu amère car j'ai reçu cinq-six réponses me disant que j'avais un bon book, bien fait pour moi. mais tout cela va renflouer mon compte en banque. demain, c'est brunch et soirée avec les copines et les copains des copines, sachant que je dois songer à travailler. pas gagné.
et sinon, je commence à faire des phrases alambiquées à la b. - que je n'ennuie jamais et qui ne me trouve pas chiante du tout, wahouh, soit dit en passant - et je décore un de mes murs comme je ne l'ai fait qu'une fois il y a sept ou huit ans, envieuse de celle de nin*. il est clair que j'ai entre treize ans et demi et seize ans dans ma tête selon les jours depuis quelques temps. heureusement que je ne régresse pas en tout, ça me ferait mal de perdre le peu de poitrine que j'ai.

lundi 28 avril 2008

tellement ennuyant pour les autres mais si plaisant pour soi.

il est possible que ce matin j'étais de mauvais poil. il est possible que demain je fasse signer ma convention et soit ainsi définitivement débarrassée de ce stage après plus d'une cinquantaine de mails envoyés, les trois-quarts ignorés, et un cinquième de réponse négatives pour un rendez-vous. j'ai les yeux comme des lanternes et une profonde envie de m'allonger et d'écouter de la musique très calme avec des voix fluettes ou qui murmurent mais j'en ai marre de la guitare folk. j'ai envie d'ouvrir un compte flickr et de mettre plein de photos inutiles mais jolies, j'ai envie d'aller voir mgmt avec s. le 28 mai prochain. je me sens mieux quand je ne vois pas au., r. ne m'intéresse plus du tout et b. me manque. je pourrais passer des heures allongées en lui passant la main dans les cheveux et quand je pense à lui, je souris dans le vide, c'est-à-dire très souvent. j'ai particulièrement aimé la soirée d'hier, lui qui demandait mes bras plus souvent que moi les siens, ses tentatives de me faire danser le rock ou la salsa. et bien que je n'aime pas tout chez lui, il y a des millier de choses qui me font craquer et je vais m'arrêter là parce que la guimauve déborde. aaah, l'amour..

sûr.

je suis persuadée que les garçons sont atteints - à leur manière - d'autisme : entre les mélomanes, les geeks, les sportifs, les télévores, les supers-engagés, les passionnés-du-japon et j'en passe, sachant qu'il y a souvent des combinaisons mélomanes-geeks ou télévores-mélomanes ou geeks-passionnés-du-japon, tous les garçons le sont. non parce que nous les filles, nous avons passé la période chevaux-dauphins-diddl-anne geddes-flûte traversière-2be3 dès le moment où nous avons commencé à mettre des décolletés alors qu'eux ont l'air d'avoir développé tout ça à ce moment-là en même temps qu'ils ont enclenché le processus d'expérimentation capillaire moche qui dure généralement jusqu'à vingt ans et qui passe à un moment ou à un autre par le catogan qui ne va quasiment à personne mais apparemment, personne ne leur passe le mot.

*et il y a effectivement du vrai là-dedans, ahem.

et voilà.

une semaine sans parents, cela donne ça : des cadavres de bouteilles vides, des piles d'assiettes sales et des montagnes de verres à moitié remplis qui donnent envie de se cogner la tête contre les murs de n'avoir pas plus tôt pensé aux assiettes en carton et aux gobelets en plastique. mais trois belles soirées dans la semaine à la maison c'est un rythme sympa. encore une ou deux et là je devrais avoir bien rentabilisé l'appartement vide si tant est que je trouve le temps d'inviter des gens vu tout ce que j'ai à faire cette semaine. b. est parti ce matin et ce soir je ne le vois pas. c'est que les habitudes s'installent vite : on a dormi ensemble de mercredi à dimanche et il a passé la plupart des journées avec moi. après deux jours de crise qui m'ont fait pensé que tout allait s'éteindre dans la semaine, tout va bien voire mieux qu'avant. maintenant, c'est travail-travail, stage-stage. je ne vais pas en dormir ou bien très mal.